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L’artiste et le « Temps »

Bonjour mes chers amis! bien du temps a passé depuis mon dernier article…le temps il m’en manque toujours, et cela tombe bien, car c’est de temps dont je suis venu vous parler !

L’artiste, même si on ne peut le résumer, est souvent en proie à d’intéressants paradoxes et combats intérieurs dont je viens régulièrement témoigner!

Aujourd’hui,  j’aimerais vous évoquer l’un des plus marquants, qui me fascine toujours et qui permet de mieux comprendre pourquoi l’artiste est parfois si torturé (chiant?) : son rapport à la temporalité.
Je ne parle pas de l’aspiration « classique » du créateur à s’inscrire dans l’histoire ou l’éternité (Romantisme, Architecture…) mais plutôt d’une notion beaucoup plus quotidienne et intime qui souvent le ronge profondément.

Le temps pourrait dans son cas, à la lumière de mon expérience personnelle et mes observations, se décomposer en trois visions distinctes :

Le temps « réel ». Ce temps est celui du monde qui avance. C’est le temps « matériel », celui  que prennent les choses à se construire,  à se réaliser, à se concrétiser. C’est un temps sur lequel l’artiste aguerri tente d’influer par tous ses moyens :  anticipation des problèmes,  organisation intelligente de ses projets, réduction des limites physiques… mais qui reste malgré tous ses efforts assez rigide!

Le temps « vécu ». Ce temps est celui ressenti par l’artiste; il s’agit de son horloge interne  souvent déboussolée par son enthousiasme, une certaine forme de dépression chronique, d’un trop plein d’émotion et/ ou d’envies, d’une imagination épuisante …et que sais-je encore?. Une vraie machine à créer de la frustration et de l’impatience chez l’artiste…Cette opposition entre le temps réel (objectivité) et Sa vision du temps (subjectivité) le rend fréquemment en proie aux angoisses les plus irrationnelles…et le temps devient attente, l’attente devient épreuve, l’épreuve un barrage à son équilibre mental…gare à la paranoïa et aux crises de doutes…

– Le temps « projeté ». L’artiste, donc irrationnel, impatient, et bien souvent égocentré (rien de grave tant qu’il n’écrase pas les autres…), pense que tout ce temps si long et « insupportable » (hypersensible avec ça!) est perdu,  le séparant de plus du succès, de toute crédibilité, voire carrément de l’amour de ses contemporains ! Le temps « projeté » est la forme supérieure de son angoisse, car la plus incontrôlable mais le plus souvent aussi, très  erronée dans les faits. L’artiste, omnipotent vis à vis de son œuvre, vit mal la sensation de passivité et de soumission face aux facteurs extérieurs que sont autrui, nature, argent et temps…ceux-ci-ci le ramène  à cette  réalité tellement « pragmatique »… dont il ne voit même plus  les vertus canalisatrices…et hop un petit teasing vers un prochain post!

Encore une fois, il ne s’agit pas de généraliser. J’ai rencontré bon nombre d’artistes moins stressés que ma description veut bien le laisser penser!  Certains transforment, fort heureusement, les contraintes en force et les peurs en excitation, puisant dans ce vivier névrotique leur inspiration! Ainsi , je me méfie de ceux si enclins à maîtriser « délais et process de production afin de respecter le calendrier et le cahier des charges »…La création est à mon sens plus de l’ordre du cheminement, d’une construction complexe et violente

Pour ma part j’ai accepté de « composer » avec tous ces temps et modestement appris qu’on ne peut rarement aller « plus vite que la Musique » !

à bientôt!

Supafuh.

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Bonjour les amis!

Je suis un artiste, dès lors mon patron depuis une petite décennie s’appelle le « Buzz » (bourdonnement)…
Mais qu’est-ce vraiment que le buzz? Un mauvais linguiste vous dirait qu’on pourrait le traduire en français par « bouche à oreille »…
FAUX! il n’en est rien !

L’américain étant bien souvent la langue vernaculaire du libéralisme économique, le vecteur des infamies de la société de cons sans sommation, quand un nouveau mot de langue de Ronald débarque sur le « marché » , c’est très mauvais signe…je vous conseille d’ailleurs de lire l’excellente analyse d’Alain Soral à ce sujet dans « Abécédaire de la bêtise ambiante » (par contre  si vous êtes vierge de cet auteur et un peu mou du genou, abstenez-vous, il envoie le bois!)

Pour vous donner un  exemple, dans ma branche d’abrutis fashionistos rapisant,  le musicien qu’on désignait avec admiration comme « architecte sonore »,  « concepteur musical », ou encore « producteur »,  termes classieux sous-entendant proposition de concepts,  mise en espace ou artisanat, ont laissé place en France, il y a environ 7 ans, au superbe terme de « beatmaker » (faiseur de rythmiques)…

En gros, un terme réduisant (poussant?) cet ex-créateur à n’être qu’une machine a faire du binaire, du « prêt-à-vendre »  sur des sites déprimants (« qui n’en veut de mon joli beat crunk standard à 20€? » ) ou un cynique peigne-cul cherchant à placer ses bazars éléctro-branchés à tout connard « bankable » du moment…

Alors quid de ce putain de « Buzz? », ce nouveau despote éteint, grand guide vers le bas des artistes : et bien, désolé mais il n’a rien à voir avec ce noble et historique  « bouche-à-oreille! »
Ce bon vieux « bouche-à-oreille », relais populaire et concret de l’œuvre de l’artiste; car oui, le « bouche-à-oreille »  résulte d’un constat, d’un diagnostic partagé, transmission d’un avis à postériori, fondé sur une expérience personnelle et authentique d’un spectateur enthousiaste ou déçu ! (bon ok j’en fais trop!)

« eh Jean-Jean t’as vu le dernier Michel Sarmou à la radio? Non? ben il est pas piqué des fagots, tu devrais t’en jeter un œil derrière la cravate mon con… »

Le « buzz » lui, est une fabrication en amont, un avatar d’engouement, méthodiquement calculé par une agence de com’ ou tout autre amateur rêvant d’imiter les puissants sous couvert d’indépendance. Ce stratagème fumeux est sensé déclencher une pulsion d’achat, misant sur le fait qu’on parle de l’œuvre (et/ou plutôt du produit) en tant que phénomène médiatique, donc se nourrissant lui-même via les médias, eux-même surfant sur le « buzz » du produit en question pour augmenter leur propre « buzz »…vous me suivez ?
En fait, peu importe le contenu du bastringue à fourguer… au pire c’est le « storytelling » autour qui amusera la galerie, au mieux , c’est le contenu de la bande-annonce, pardon, du « teaser » (littéralement « dragueur ») ou  du « trailer » (« remorqueur ») qui vous fera dépenser votre découvert dans du jus de plan média merdique…et ainsi d’entendre régulièrement une fois passée la 20ème tornade « buzzienne » du mois  :

« Tout ça pour ça, ça valait bien la peine qu’ils nous beurrent la raie pendant tout ce temps… »*

Ah ben oui c’est sur, si vous aviez fondé votre intention sur le ressenti intime, sur  le vécu intérieur et sensoriel  de votre entourage (j’en refais trop) au lieu de succomber au battage médiatique de NRJ 12, vous vous seriez sentis moins trahis bande de couillons !!!  On amalgame, on tronque, on résume et on triche pour mieux racoler, on reconnaît bien là les ingrédients magiques de la propagande!  mais en version libérale !

C’est peut-être ça la traduction française exacte du « buzz » : en fait du bourdonnement d’une abeille, il s’agit plutôt de son venin toxique !

*Toute ressemblance avec « les Bronzés 3 » est purement fortuite (pas)

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Le 27 novembre 2010 j’ai vu des punks. Je veux dire…Pas des proto-punks. Pas des mecs aux attitudes punkisantes. Pas des gens aux pseudo-aspirations punky.NON!
De vrais punks. Avec des crêtes mauve, des bottes, des anneaux et des épingles à nourrice placés à des endroits incongrus; qui préfèrent leurs chiens à leurs congénères et qui fument en renversant de la bière nonchalamment au nez et à la barbe des agents de sécu!

J’ai vu des rockers aussi (qui ont du cœur d’ailleurs). Pas des bébé-rockers. Pas des simili-rockers. Pas des évocations de rockers. NON!
Des gens de 40 berges minimum, en blouson noir, coiffés à la banane, portant des chapeaux noirs style Blues Brothers, des Jeans brut aux ourlets épais, dansant sur de la Musique restituée avec une énergie adolescente par  une contrebasse, une gratte et une caisse claire jouée debout.

Je vous avoue que j’ai aimé ça. Moi le soit-disant ringard navigant (grâce une réserve de panache qui malheureusement s’épuise…), dans mon milieu de peigne-culs attardés, inélégants et sans imagination, me suis senti moins décalé pour une fois…presque moderne…
Rafraîchissant !

NB pour les plus jeunes et autres dandys : DOC MARTENS, LONSDALE, PERFECTO, STETSON, RANGERS…en plein vintage…

Cordialement, Supafuh.

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Chers vous!

En tant qu’artiste et réalisateur artistique, invité sur le blog d’un autre artiste ami tel que Asphalt, j’ai envie de partager avec vous quelques réflexions sur mon métier, qui j’espère vous intéresseront !

En tant que réalisateur, je coordonne, supervise et dirige des projets artistiques, le plus souvent des albums de Musique.
Mon rôle consiste à donner l’impulsion, remettre sur les rails, faire se poser les bonnes questions, écouter, donner du sens, du liant…

En clair faire en sorte que l’Artiste mène son projet à bien tout en étant sûr que ses envies –  nos envies – soient respectées, et évidemment, transcendées !

Depuis que le marketing s’en est mêlé, c’est à dire depuis toujours, l’industrie musicale a nourri sa propre mythologie autour des artistes : Guitar heroes, génies, révélations, nouveaux prodiges ou encore  producteurs légendaires se bousculent dans nos inconscients collectifs…  Il serait tentant de flatter mon égo en surestimant le rôle du réalisateur :  il n’est ni un gourou, ni un magicien mais un chef d’orchestre,  mieux un chef cuisinier.
S’il est bon, engagé, inspiré, il saura sublimer les ingrédients mis a sa disposition. Il pourra les organiser, les combiner, les harmoniser et ainsi révéler toutes leurs saveurs…mais il ne peut ni faire de miracle sans qualité des matières premières, ni pallier à la générosité de l’hôte : en résumé, on ne se substitue pas à la pertinence de l’artiste…

Et c’est là ou souvent le bât blesse. Comme vous avez pu le constater, je n’ai pas encore employé le mot talent…
J’ai croisé des centaines d’artistes. certains au « talent » brut insolent. d’autres au talent brut moindre, mais au potentiel plus prometteur; et ce potentiel dépend de deux autres paramètres aussi importants que le seul talent , voire davantage dans la durée :

Avoir une Vision et savoir (se donner les moyens de) la projeter.

De ce fait, j’ai toujours cherché à travailler avec des gens qui, au delà du talent, réunissaient ces deux caractéristiques en considérant mon apport à la réalisation, comme leur facteur d’accélération ou de révélation.
Le talent brut, insolent, évident , émerveille et enthousiasme très vite…mais malheureusement, à part de rares exceptions, il est trop souvent couplé à un rapport travail / efficacité / vision très faible…
Et on se retrouve déçu, à gérer des tempéraments ingérables, à bricoler autour de manquements aux fondamentaux hallucinants, à éduquer  au travail nécessaire à la création de fantastiques surdoués incompétents…

Moralité, je préfère investir mon énergie sur quelqu’un d’apparemment moins doué, mais de plus acharné, de plus lucide donc ouvert à l’introspection…
Finalement c’est un peu comme l’amour : on peut attendre le coup de foudre et rêver de vivre un roman avec une sculpture de mode…ou on peut considérer que la magie a plus de chances d’opérer grâce à l’action et à l’ouverture au monde !

Comme dirait Jean-Claude, très justement, soyez aware… c’est le secret 🙂

à suivre….

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La Chienlit !

Depuis que mon profil est online grâce à ma box d’ applis so glamour, je me sens plus zen sans transiger sur l’éco-responsabilité!
Une forme de révolution 2.0 sur fond de lipdub géant! paré pour le story-telling de ma réalité augmentée  !!!!

OMG LOL !!!

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Dans une ambiance de nimp patentée mais rondement menée, vos maîtres de Cérémonie préférés, distillent six playlists HipHop, Jazz, Trip-Hop, Soul et autres surprises!

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